L'établi
Devenu le comptoir : le plateau porte encore les entailles.
Un établi, une presse, deux cents planches de brique et une odeur d'encre qui a mis deux ans à partir. Nous avons construit la maison autour de tout cela.

L'atelier a ouvert au fond de la cour, puis a gagné la rue quand la commande de plaques de linteau a explosé dans les années soixante-dix.
Le dernier graveur travaillait seul, six jours sur sept, en gardant un exemplaire de chaque planche : c'est ce fonds que vous voyez en vitrine.
Nous avons repris les murs en 2022. Le chantier a surtout consisté à ne rien jeter : ponçage du sol, réfection de la verrière, et c'est tout.
Devenu le comptoir : le plateau porte encore les entailles.
Échoppes, burins et brunissoirs, rangés par taille.
Refaite à l'identique, doublée d'un store pour les tables.
Aucune. Elles appartiennent au fonds de l'atelier et resteront en vitrine.
Non, le mécanisme est bloqué depuis longtemps. Elle sert de desserte au passe.
Quatre personnes : deux en cuisine, deux en salle, tous les soirs d'ouverture.
Devant, on dîne sous la brique rose ; derrière, sept tables de cartes tournent jusqu'à minuit. Personne n'entre ici en dessous de cet âge.
Ni partie à distance, ni mise, ni gain : la soirée se compose rue de la République, à Montauban, et les jetons n'y valent que des points.